J’ai cinq ans, sur mon étagère il y a…

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J’ai enfin déterré ce billet que certaines d’entre vous attendaient depuis un moment. Au départ, il s’intitulait d’ailleurs « J’ai quatre ans et demi… ». Enfin, les mois ont passé, et je n’ai pas pris le temps de finir de l’écrire! Mais puisque je suis en train de remettre de l’ordre sur mon blog et sur ladite étagère, je l’ai réactualisé.

Les compagnons de jeu préférés de ma fille en ce moment sont incontestablement Lou, Lila et Piranha, ses poupées. Maintenant qu’elle est assez habile de ses mains, elle peut les habiller et déshabiller toute seule, les langer, nouer les rubans, boutonner de tout petits boutons. Vraiment, les habits de poupées semblent avoir un grand attrait pour elle. Elle joue à les laver, les repasser, plier, ranger… Ca peut l’occuper pendant des heures.

Sont deuxième jeu favori, c’est la « mud kitchen » qu’elle s’est installée toute seule. C’est un petit coin de terre qui jouxte le bassin derriere la maison, elle y a installé sa petite « cuisine ». Il y a un petit muret juste à la bonne hauteur, de la terre, de l’eau, donc… de la boue! Elle y patrouille toute sorte de choses dans divers récipients: feuilles, fleurs, batons, plumes, petites pommes de pin, cailloux, pommes véreuses… C’est son activité préférée après les poupées. Lire la suite

Charlotte Mason pour les tout-petits: une introduction.

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Selon Charlotte Mason, l’instruction formelle d’un enfant ne devrait pas débuter avant ses six ans, voir au-delà… C’est un principe qui semble déconcerter plus d’un parent! Il est intéressant de constater que c’était déjà le cas du temps de son vivant. Où les avis et théories des divers « experts » pesaient déjà lourd sur la conscience des jeunes parents ayant à coeur d’offrir la meilleure éducation possible à leurs enfants, le plus souvent en les stimulant et les sollicitant dès leurs plus jeunes âges.

Mason estimait que les parents du petit enfant ont deux fonctions principales: inculquer de bonnes habitudes de penser et de se comporter et de nourrir son esprit d’idées aimantes, justes et nobles. Ce billet ne peut être considéré que comme une (brève) introduction, tant elle a écrit de choses à ce sujet!

Le mot clef pour décrire les principes de la pédagogie Charlotte Mason pour les tout-petits est SIMPLICITE. Mason pensait que le devoir des parents était de s’assurer que ce moment de la vie de leur enfant soit un temps paisible et calme pour grandir/pousser. Une vie de passivité réceptive durant laquelle l’enfant s’imprègne de son environnement à travers ses cinq sens. Lire la suite

De l’importance du jeu

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Help on way, Bob Byerley

Charlotte Mason mettait le jeu à pied d’égalité avec les leçons. Mais bien qu’elle reconnaissait la valeur éducative des activités organisées (sportives, pédagogiques ou autres) ce n’est pas ces jeux là qu’elle avait en tête. Non, elle parlait de jeux « vigoureusement salubres ». De ceux qui sont joyeusement bruyants, qui font fuir les poules en caquetant et incommodent les chiens qui siestent. Ceux qui envahissent le salon… Qui réquisitionnent tissus et draps, fauteuil, chaises, canapé et table à manger pour construire et imaginer cabanes, forts, bateaux de pirates… Ceux qui appellent déguisements et accessoires (improvisés). De ceux qui sont sans fin et qui ne tolèrent aucune intrusion adulte, ceux  qui sont secrets. Ceux qui sont peuplés d’amis et de créatures imaginaires. De ceux qui impliquent des batons, du sable, de l’eau et pourquoi pas, de la boue! Ceux qui finissent en spectacle, en chahuts ou en rires. Enfin, des jeux libres et imaginaires!

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L’alphabet

Depuis quelques temps, ma fille est dans une période de grande attirance pour les lettres. La maison grouille de petits papiers et de dessins sur lesquels elle a écrit son prénom et des lettres. Les vitres, miroirs et murs aussi ne sont pas toujours épargnés par cette frénésie… Tout comme pour son frère avant elle, je ne suis pas intervenue dans cet apprentissage, attendant que mes enfants y portent un intérêt. Je leur met simplement à disposition un abécédaire et des lettres à toucher et je répond à leur demandes, sans jamais les devancer.

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Quand j’ai commencé à explorer la pédagogie Charlotte Mason, j’ai eu la bonne surprise de découvrir qu’elle préconisait justement que l’enfant ait à sa disposition des lettres à manipuler et que, si on laissait libre cours à ses explorations, cet apprentissage se ferait de manière très naturelle. Cela rejoint l’expérience que j’ai pu faire avec mes enfants. Lire la suite

Les doigts de ma main sont cinq… (comptines)

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Illustration Carola Holland, extraite de Krabelfinger aufgepasst!, Sauerländer Verlag

Pour faire suite à mon dernier billet qui présentait la méthode Dumont pour la préparation à l’écriture, je vous partage aujourd’hui un exemple d’activité préparatoire toute simple: les comptines. Ici il s’agit de celles que j’utilise personnellement avec ma fille, vous en trouverez d’autres (en musique pour certaines) sur cette page ainsi qu’une explication de l’objectif de cet exercice. Lire la suite

Le geste d’écriture

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Avant l’ief, je ne m’étais jamais vraiment penchée sur la question de l’apprentissage de l’écriture… Le cheminement qui mène à l’écrit, la tenue du crayon, tout ça parait naturel voir anodin, non? Mon aîné avait (moyennement bien) appris à tenir son crayon et commencé l’apprentissage du tracé des lettres en maternelle avant d’être déscolarisé. J’avais directement enchainé avec la méthode Fransya. Ce fut ma première prise de conscience…

Mais quid de sa petite soeur? Comment allais-je m’y prendre? J’ai regardé des exercices de graphismes, parcouru la toile et Pinterest, sans être vraiment convaincue par ce que je trouvais. Jusqu’à ce que je tombe sur le site de Danièle Dumont, spécialiste de l’écriture, qui fustige justement la confusion récurrente entre graphisme (dont l’objectif est de « produire une trace ») et écriture (dont l’objectif est de « produire du sens »).  Sa réflexion sur l’écriture manuscrite m’a conquise, et sa méthode me semblait « transposable » dans le cadre de l’ief (même si, à ses yeux, ce domaine devrait être réservé aux professionnels de l’école…). Je me suis également procuré son livre dans la foulée. Au fur et à mesure que j’en apprenais plus sur l’apprentissage de l’écriture, je faisais également la lumière sur les ratés de mon propre apprentissage. Lire la suite

J’ai quatre ans, sur mon étagère il y a…

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J’ai reçu plusieurs messages de personnes qui ont un enfant de l’âge de ma fille et qui me demandent comment elle s’occupe pendant que son grand frère travaille. Cela m’a inspiré une séries de billets sur la « maternelle » dont voici le premier.

Rosie avait 18 mois lorsque nous avons retiré son frère de l’école maternelle. Je me suis toujours efforcée de faire en sorte qu’elle se sente incluse dans cette aventure et qu’elle ait des occupations pour se distraire et s’éveiller. Toute petite, elle gravitait toujours autour de moi, tantôt dans mes bras ou sur mes genoux, tantôt à mes pieds à jouer. Voyant l’énorme attention que requiert son frère, elle est vite devenue très autonome et a développé un grand sens de l’imagination.

Mais alors que jusqu’à ses trois ans elle se contentait de sa « pâte à la modeler » (fait maison en quantité industrielle…), de ses jouets, de papier, de ciseaux, de quelques puzzles et imagiers, elle réclame à présent du « travail » quand elle s’attable avec nous! Lire la suite